Action Canada comparaît devant le Comité des affaires étrangères et du développement international

Posted on mai, 11 2015 by Action Canada

Lois Brown, secrétaire parlementaire du ministre de la Coopération internationale et membre du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international de la Chambre des communes, a déposé en avril 2014 une motion visant à confier au comité le mandat d’étudier les jeunes dans les pays en développement.

À la suggestion d’Action Canada pour la santé et les droits sexuels (Action Canada), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a été invité à comparaître devant le comité le 19 février 2015. Dianne Stewart, directrice du Service de l’information et des relations extérieures de l’UNFPA, a expliqué aux membres du comité les violations des droits fondamentaux que sont les mariages précoces ou forcés d’enfants, le déni de consentement, les complications liées aux grossesses chez les adolescentes telles la mortalité et la morbidité maternelles, la violence sexuelle et le manque de services de santé sexuelle et génésique.

Mme Stewart a rappelé l’engagement de l’UNFPA en faveur de la santé des adolescentes, notamment le respect de leur droit à l’éducation, au travail et à des soins de santé sexuelle et génésique. En effet, l’UNFPA favorise les interventions qui : retardent mariages et grossesses chez les adolescentes; autonomisent ces dernières et leur garantissent un accès à des réseaux sociaux et une pleine participation à la vie civique; réduisent le décrochage scolaire; protègent les droits fondamentaux des filles et des adolescentes; assurent à ces dernières l’accès à des soins, de l’information et des services de santé sexuelle et génésique, y compris liés au VIH; et améliorent l’offre de services de planification familiale de qualité qui respectent les droits fondamentaux des personnes qui s’en prévalent.

Quelques semaines après la comparution de Dianne Stewart, le comité a invité Sandeep Prasad, directeur général d’Action Canada, à venir témoigner le 21 avril 2015. Ce dernier en a profité pour renchérir sur les mariages précoces or forcés d’enfants et leur impact sur les droits fondamentaux.

Plusieurs membres du comité lui ont alors posé des questions. Hélène Laverdière a voulu apprendre comment éliminer les causes profondes du patriarcat et des mariages précoces ou forcés d’enfants, comment davantage autonomiser les femmes au chapitre de leur sexualité et de leur santé génésique, la nature des appuis du gouvernement du Canada pour l’éducation sexuelle et la planification familiale, les conséquences d’un accès restreint à des services d’avortement et l’intégration de l’égalité des genres et des droits de la personne au cadre post-2015 de développement international.

Marc Garneau s’est interrogé sur les fonds consacrés à l’éducation sexuelle et la planification familiale en vertu de l’Initiative de Muskoka, et sur les conséquences d’un dialogue intergouvernemental sur les politiques permettant la résolution des atteintes aux droits de la personne et l’évolution des mœurs. La secrétaire parlementaire Lois Brown a pour sa part posé des questions sur les façons d’impliquer les garçons et les hommes dans la lutte contre les mariages précoces ou forcés d’enfants.

Prasad a rappelé l’importance de l’influence exercée par certains pays et applaudi les recommandations émises par le Canada dans le cadre de l’Examen périodique universel des Nations Unies. Il a aussi évoqué la pertinence d’appuyer les pays qui adopteraient ces recommandations, le besoin d’investir davantage dans des services de planification familiale et une éducation sexuelle complète afin de contrer les mariages précoces ou forcés d’enfants, et comment les Nations Unies facilitent le dialogue entre chaque gouvernement et la société civile. Il a enfin soulevé le cadre post-2015 de développement international, louant les solides assises mises de l’avant par le groupe international de travail (dont l’objectif de l’atteinte d’une égalité des genres), et demandant de ne pas les édulcorer.

Une fois son étude terminée, le comité présentera ses recommandations à la Chambre des communes, et pourrait invoquer le Règlement pour exiger du gouvernement qu’il y donne suite dans les 120 jours.

Le témoignage intégral de Sandeep Prasad lors de la réunion du 21 avril est consultable ici.

Les délibérations du comité lors de la réunion du 19 février sont pour leur part ici. Et voici la liste des membres actuels du comité.