L’accès pour vrai à l’avortement

Carte du Canada accès à l'avortement

L’avortement est légal au Canada depuis 30 ans. Pourtant, plusieurs personnes à travers le pays n’ont PAS ENCORE accès à l’avortement lorsqu’elles en ont besoin.

La capacité d’un individu d’accéder à l’avortement dépend encore de sa situation financière, de son emplacement géographique, de son statut d’immigration et de la volonté des médecins de sa communauté de lui fournir une référence. Certain-es provinces et territoires ont des règlements qui limitent l’accès à l’avortement même si la Loi canadienne sur la santé oblige le Gouvernement du Canada à intervenir là où l’accès à l’avortement est restreint.
 

L’avortement est une intervention répandue.

Jusqu’à une femme sur trois en âge de procréer aura un avortement au cours de sa vie.

La plupart des fournisseurs et fournisseuses de services d’avortement sont situé-es à moins de 150 km de la frontière des États-Unis.

Seulement un hôpital sur six offre l’avortement.

L'avortement est un soin de santé
Une femme sur trois en âge de procréer aura un avortement au cours de sa vie
Abortion access hospital
Un hôpital sur 6 offre des services d'avortement

Les personnes qui veulent un avortement au Canada n’ont pas toutes accès à ce service, en raison des facteurs suivants :

  • Des règles et règlements non nécessaires sur le plan médical entravent l’accès, au palier provincial et territorial ou dans les systèmes de santé et hôpitaux régionaux.
  • Au Nunavut, l’avortement médical (pilule abortive) n’est pas couvert pour tout le monde, et l’accès à l’avortement chirurgical nécessite de prendre l’avion (pour les résident-es de l’extérieur d’Iqaluit).
  • Au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, le gouvernement provincial ne couvre pas le coût des services d’avortement chirurgical hors des hôpitaux. Ceci signifie que des cliniques d’avortement indépendantes ne peuvent exister ou doivent facturer leurs services aux patient-es alors qu’ils devraient être couverts par le régime d’assurance maladie en vertu de la loi fédérale.
  • Nécessité de parcourir de longues distances ou de se rendre dans une autre province pour obtenir des services d’avortement.
  • Nécessité de se rendre aux États-Unis pour obtenir un avortement après la 23e semaine de grossesse.
  • Interférence et intimidation de la part d’organismes et activistes anti-choix qui induisent en erreur, déroutent et retardent souvent des personnes dans leur démarche pour demander des soins d’avortement.
  • Harcèlement, menaces, violence et intimidation de la part de manifestant-es anti-choix dans le périmètre des cliniques de santé sexuelle et des hôpitaux qui fournissent l’avortement.
  • Manque de ressources (argent, voiture, carte de crédit, etc.) pour la prise de rendez-vous et le transport vers un établissement offrant l’avortement.
  • Manque de services de santé sexuelle culturellement sûrs et appropriés pour les personnes qui ne parlent ni l’anglais ni le français, qui sont immigrantes ou réfugiées ou qui appartiennent à une culture minoritaire.
  • Certain-es fournisseurs et fournisseuses de services exercent de la stigmatisation à l’endroit des personnes aux prises avec des dépendances et d’autres troubles de santé physique et mentale.

Améliorer l’accès à l’avortement médical (la pilule abortive, Mifegymiso) pourrait permettre de répondre à ces iniquités. L’avortement médical peut être administré par divers professionnel-les de la santé comme des médecins de famille, des sages-femmes et des infirmier-ères, ce qui accroîtrait l’accès à l’avortement dans les régions rurales et éloignées et dans les communautés sous-desservies.

Le Canada doit faire plus pour empêcher les organismes et individus anti-choix de harceler, d’induire en erreur, d’intimider et de menacer les personnes qui ont recours à des services d’avortement et celles qui en fournissent. Une minorité d’individus bruyants et nantis, au Canada et dans le monde, s’efforcent de restreindre et de violer le droit à l’avortement. Plusieurs de ces organismes font activement interférence à l’accès des individus à des soins d’avortement, notamment en disséminant des informations trompeuses, en se faisant passer pour des services non biaisés de counseling de grossesse ou en faisant du piquetage devant des cliniques d’avortement ou des hôpitaux.

 

Ce que le gouvernement fédéral peut faire dès maintenant pour assurer l’accès équitable à l’avortement pour tous les individus au Canada

  • Retenir les transferts de fonds des provinces et territoires qui échouent à assurer la disponibilité et l’accessibilité des services d’avortement.
  • Publier des informations de santé exactes concernant l’avortement et réfuter activement les fausses informations de santé disséminées par des organismes anti-choix.
  • Établir un protocole national entièrement financé pour les personnes qui demandent des services d’avortement à l’extérieur du Canada après la 23e semaine de grossesse.
Mis à jour le 2019-09-23
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