Âge et sexualité

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Périménopause et ménopause

« Périménopause » signifie « autour de la ménopause »; il s’agit de la transition naturelle vers la ménopause, qui marque la fin des années de fécondité. On l’appelle également « transition ménopausique ». 

La périménopause commence à un âge différent chez chaque personne. Les signes avant-coureurs de la ménopause (comme des règles irrégulières et des bouffées de chaleur) peuvent débuter autour de la mi-quarantaine, mais certaines personnes les remarqueront dès la trentaine. 

Au cours de la périménopause, le taux d’œstrogène dans nos corps fluctue de façon irrégulière. Nos cycles menstruels peuvent s’allonger ou raccourcir et nous pourrions commencer à avoir des cycles menstruels sans ovulation. Les changements liés à l’œstrogène peuvent également causer des symptômes semblables à ceux de la ménopause, comme des bouffées de chaleur, des problèmes de sommeil, des perturbations de l’humeur et la sécheresse vaginale. Des traitements sont offerts pour atténuer ces symptômes; parlez-en à votre professionnel-le des soins de santé. Après douze mois consécutifs sans menstruations, vous serez officiellement en ménopause!

La périménopause et la ménopause sont des événements majeurs de la vie. Nous méritons d’avoir accès à des informations sur la santé et à du soutien pour composer avec ces changements et les gérer. La périménopause et la ménopause peuvent influer sur notre vie quotidienne, nos rapports aux autres, notre sexualité, notre corps, notre niveau d’énergie, notre humeur, notre santé mentale et notre bien-être général. Les sautes d’humeur et les impacts émotionnels de la périménopause et de la ménopause peuvent être très difficiles à vivre. Il est important de recevoir des soins de santé mentale adéquats au cours de cette période. Malheureusement, puisque l’on discute rarement de la ménopause de manière ouverte, il nous est difficile d’obtenir la validation dont nous avons besoin. Ceci est particulièrement vrai pour les personnes trans et non conformes au genre en phase de périménopause et de ménopause.

Au-delà des changements qui s’opèrent dans nos corps, la ménopause peut affecter notre fonction sexuelle. Les changements liés à l’œstrogène et à la progestérone en cours de ménopause peuvent entraîner une sécheresse vaginale, un inconfort et des douleurs lors des relations sexuelles (en raison d’une peau amincie et fragilisée), des infections récurrentes des voies urinaires, une perte de contrôle de la vessie et une baisse de la libido. L’excitation et le désir sexuels peuvent également changer; toutefois, si vous aviez une intimité sexuelle satisfaisante avant la ménopause, cela continuera probablement. Il existe des solutions pour voir aux problèmes de la fonction sexuelle et pour continuer de jouir d’une vie sexuelle heureuse et saine.  

Un soutien médical sous forme de traitement hormonal de substitution (THS) est une option qui peut aider à réduire les symptômes. Certaines personnes observent même une hausse de leur libido avec ce traitement. Vous pouvez également demander l’assistance de professionnel-les des soins de santé comme des médecins naturopathes, des physiothérapeutes, des spécialistes du plancher pelvien et des conseillers ou conseillères en sexualité. Lorsque vous discuterez de votre besoin ou de votre désir d’obtenir le THS avec votre équipe de soins, il sera important d’inclure les effets secondaires sexuels dans la conversation, de manière à ce que toute intervention réponde aux enjeux de santé sexuelle.  

Incontinence

L’incontinence, qui est la perte de contrôle sur notre vessie, ou l’échappement involontaire d’urine, est plus fréquente lorsque nous vieillissons. C’est particulièrement vrai pour les personnes qui ont déjà été enceintes et ont accouché plus tôt dans leur vie. Une pression plus forte exercée sur la vessie, pendant les relations sexuelles, peut causer l’échappement d’urine; cela peut réduire notre désir d’avoir des relations sexuelles. L’incontinence peut habituellement être traitée. Il peut être utile d’adopter d’autres positions lors des relations sexuelles, et de bien se vider la vessie avant et après le sexe. 

Un-e physiothérapeute du plancher pelvien peut aussi vous aider si vous avez un problème d’incontinence.

 

Dysfonction/difficultés érectiles

Les difficultés érectiles deviennent plus répandues avec l’âge. La dysfonction érectile est la perte de la capacité d’avoir une érection et de la maintenir. Ceci signifie que vous pourriez avoir besoin de plus de temps pour avoir une érection et que votre pénis pourrait ne pas devenir aussi ferme ou d’une aussi grande taille que par le passé. De plus, l’érection pourrait disparaître plus rapidement après l’orgasme, ou il pourrait s’écouler plus de temps avant qu’une autre érection soit possible. La dysfonction érectile n’est pas un problème si elle n’est qu’occasionnelle; mais si cela vous arrive souvent, parlez-en à votre médecin.

Les difficultés érectiles peuvent nous gêner, nous rendre anxieux/anxieuses ou déprimé-es ou nous mettre en colère, ce qui peut affecter notre fonction sexuelle. Diverses interventions médicales et divers médicaments peuvent accroître l’afflux de sang dans le pénis. Plusieurs personnes trouvent ces traitements utiles, en particulier si la dysfonction érectile est causée par une anxiété de performance. La communication ouverte est essentielle – nous pouvons adapter nos activités sexuelles et découvrir divers modes d’intimité malgré la dysfonction érectile.

Consultez vos professionnel-les des soins de santé pour obtenir du soutien et pour discuter des façons de rendre le sexe plus facile et plus confortable. N’oubliez pas qu’il est normal et fréquent que l’on ait à demander des soins de santé en réponse aux changements que nous vivons en vieillissant, y compris les changements sexuels. 

Cancer

Un cancer peut arriver à tout âge, mais cela est beaucoup plus répandu parmi les personnes plus âgées. Près de neuf cancers sur dix se produisent chez des personnes de 50 ans et plus; environ un tiers des cancers se produisent chez les plus de 75 ans. Un diagnostic de cancer et un traitement contre le cancer peuvent avoir des répercussions sur notre santé générale et sur notre bien-être. Cela change notre rapport aux autres personnes et à notre propre corps; et nous pourrions faire face à de nouveaux handicaps et défis. Plusieurs personnes peuvent également ressentir des effets secondaires d’ordre sexuel. Par exemple, des cancers gynécologiques, colorectaux et anaux peuvent rendre la pénétration sexuelle plus difficile, ou impossible; et des traitements comme la chimiothérapie peuvent affecter la lubrification, la libido, l’intérêt sexuel et le niveau d’énergie. Le cancer du sein (qui peut nécessiter une mastectomie) et d’autres cancers qui entraînent des changements corporels peuvent modifier notre relation avec notre propre corps. Pour maintenir une bonne qualité de vie, il est utile de porter attention à notre bien-être et à notre santé sexuelle; par conséquent, recevoir le soutien d’une équipe de soins de santé qui considère la santé sexuelle comme un élément important de notre santé, dans l’exploration de nos options de traitement, peut jouer un grand rôle en nous offrant des soins holistiques dans une approche habilitante.

Pour passer à l’acte: quelques conseils et trucs

Plusieurs des modifications qui peuvent s’effectuer dans nos organes génitaux et à proximité, lorsque nous prenons de l’âge, résultent d’une diminution de l’afflux de sang, d’une perte musculaire et de changements hormonaux. Un excellent moyen de maintenir la santé des tissus corporels et de garder de l’intérêt pour le plaisir sexuel consiste à favoriser la meilleure circulation sanguine possible dans notre région génitale, idéalement tous les jours. Voici ce que vous pouvez faire :

  1. Hydratez et/ou massez vos organes génitaux quotidiennement avec de l’huile de noix de coco, du lubrifiant à base de silicone ou à base d’eau.
  2. Faites des exercices de Kegel (contractions des muscles du plancher pelvien, à l’aide d’exercices). Un-e spécialiste du plancher pelvien peut vous aider à comprendre comment renforcer ces muscles.
  3. Utilisez la vibration et/ou la succion pour accroître l’afflux sanguin et les sensations. Ceci peut être très utile en cas de difficultés érectiles également.
  4. Favorisez une période de jeu plus longue avant la pénétration.
  5. Faites des exercices de pénétration avec un instrument dilatateur ou un godemiché (ou « dildo ») afin de maintenir l’élasticité et la souplesse du tissu vaginal ou anal.
  6. Placez une débarbouillette chaude sur vos organes génitaux, avant de commencer le jeu sexuel. Ceci contribue à attirer le sang vers la surface, et à relaxer le tissu. Un bain aurait le même effet, mais pour certaines personnes cela peut être trop asséchant. 
  7. Faites appel à l’érotisme, à l’exploration, à l’expérimentation et aux fantasmes créatifs. La variété peut aider à conserver l’intérêt. 

Vieillir avec fierté

Lorsque nous parlons du vieillissement et de la santé sexuelle, nous devons parler également des personnes du troisième âge qui sont bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et queer, de même que des obstacles uniques qu’elles rencontrent dans l’accès au logement, aux services de santé, aux soins de longue durée et à d’autres services nécessaires.

Plusieurs intervenant-es en services sociaux et de santé évitent intentionnellement les conversations au sujet de la sexualité et de l’identité de genre, parce qu’ils et elles croient que la sexualité ou l’identité de genre d’un-e patient-e « n’a rien à voir » avec les soins que leur travail consiste à fournir. D’autres peuvent s’imaginer que tous les patients et toutes les patientes sont hétérosexuel-les et cisgenres, ce qui comporte des risques d’incompréhension, de discrimination, d’effacement et de maltraitance.

Les personnes LGBTQ2+ (lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queer, bispirituelles et plus) qui prennent de l’âge rencontrent des obstacles importants dans les soins de santé, y compris des intervenant-es de ce domaine qui ne sont pas informé-es au sujet de leur sexualité ou identité de genre, ou qui se montrent carrément hostiles à l’égard des LGBTQ2+. En conséquence, de nombreuses personnes évitent les soins et services de santé (y compris les soins palliatifs), car elles s’attendent à être stigmatisées et à rencontrer de la discrimination, ou ne croient pas que les services de soutien répondront à leurs besoins. La crainte que leurs êtres aimés ne soient pas reconnus comme étant les plus proches parents est également un obstacle important au recours aux soins.

Les personnes LGTBQ2+ sont souvent invisibles, dans les services, les politiques et la recherche. Par exemple, les politiques d’hôpitaux peuvent limiter les visites aux seuls membres de la famille biologique ou aux partenaires marié-es, laissant de côté la famille choisie, les partenaires non marié-es et toute personne qui ne « fait pas partie de la catégorie des proches ». Ces personnes doivent alors mener une bataille pour revendiquer leur droit de visiter la personne qu’elles aiment, pendant son hospitalisation.

Des études sur les personnes LGBTQ2+ qui vieillissent ont observé trois générations spécifiques :

  • La génération invisible : les personnes qui ont grandi pendant la grande Dépression et la Deuxième Guerre mondiale et qui étaient à peu près absentes du discours public.
  • La génération silencieuse : les personnes qui ont grandi à une époque de forte persécution à l’égard des gens qui ne correspondaient pas aux normes sexuelles et de genre. L’identité de ces personnes était considérée comme une menace à la sécurité nationale et plusieurs aspects de leur expression sexuelle étaient criminalisés ou classés comme des troubles psychiatriques.
  • La génération de la fierté : les personnes qui ont grandi à l’époque du grand changement social enclenché par les émeutes du Stonewall et par le mouvement des droits civils. Les personnes LGTBQ2+ sont devenues plus visibles publiquement et dans la sphère politique, et ont vu s’amorcer le processus de décriminalisation de leur genre ou de leur sexualité. Cette génération a également été marquée par la pandémie du sida.

Le nombre de services sociaux pour les LGBTQ2+ jeunes et adultes connaît une augmentation constante, mais les LGTBQ2+ âgé-es n’ont pas autant de lieux de rassemblement. Pour celles et ceux qui ont besoin de soins de longue durée, les possibilités de vie affirmée sont moins nombreuses. Ceci est exacerbé par le fait que les LGBTQ2+ du troisième âge sont plus susceptibles d’éviter de recourir aux soins de santé jusqu’à un âge encore plus avancé et d’avoir des difficultés financières, ce qui peut réduire leur accès aux services sociaux.

Devrais-je encore l’envelopper?

En un mot : oui. L’âge ne nous protège pas contre les ITS, qui sont très fréquentes parmi les personnes sexuellement actives. Les taux d’ITS sont en hausse chez les adultes plus âgés. Entre 2002 et 2011, les taux de chlamydia parmi les personnes de plus de 50 ans ont triplé, les taux de syphilis ont quintuplé et les taux de gonorrhée ont doublé. En 2011, les personnes de plus de 50 ans constituaient 18,2 % du nombre de résultats positifs au dépistage du VIH au Canada. Les baby-boomers sont considérés comme étant à risque élevé pour l’hépatite C, qu’ils et elles peuvent avoir contractée avant que les dons de sang ne soient systématiquement soumis au dépistage. Selon la recherche, jusqu’à 70 % des personnes nées entre 1956 et 1975 et qui ont l’hépatite C ne sont pas au courant de leur infection.

Plusieurs infections sont asymptomatiques, ou causent des symptômes qui ressemblent aux signes normaux du vieillissement, et peuvent facilement passer inaperçues. Par ailleurs, des changements corporels liés à l’âge, comme la diminution de la lubrification vaginale et l’amincissement des parois vaginales et du tissu anal, peuvent accroître les chances de contracter une ITS. Le manque d’information sur la santé sexuelle dans les lieux de rassemblement et le milieu de vie des adultes plus âgés est un facteur qui contribue à la hausse des taux d’infection et aux délais de diagnostic et de traitement. Il est important d’intégrer un dépistage périodique des ITS à tous les âges, même si l’on n’a aucun symptôme.

La sexualité à la fin de la vie 

Un grand nombre de professionnel-les des soins de santé ne considèrent pas la sexualité aux stades finaux de la maladie et en fin de vie comme un aspect important. Le besoin ou la capacité d’activité sexuelle peut diminuer, en phase terminale de maladie, mais le besoin de contact ou de toucher physique, d’intimité et de liens relationnels ne disparaît pas pour autant. De fait, les personnes peuvent souffrir d’un manque de contact aimant et de toucher, d’intimité, au cours des derniers mois ou des derniers jours de leur vie.

On tient souvent pour acquis qu’à l’approche de la fin de vie, les personnes et les couples ne pensent pas à la sexualité. Cette attitude vient d’un manque d’information et de visibilité, entourant le sexe et la mort. Toutefois, les liens amoureux, l’intimité et le contact sexuel demeurent importants même pendant une maladie terminale. La sexualité peut être un aspect clé des soins holistiques et de la qualité de vie en général – et elle devrait être considérée comme une priorité, par les soignant-es et intervenant-es en matière de soins de santé, pour l’amélioration du bien-être des personnes mourantes. La sexualité peut également contribuer au sentiment de proximité et/ou de boucler la boucle en fin de vie.

Les relations physiques peuvent devenir plus difficiles, après avoir reçu un diagnostic de maladie terminale, souvent à cause des impacts de la maladie sur le corps. La personne peut traverser des changements à son apparence et éprouver des douleurs physiques et émotionnelles susceptibles de réduire sa libido et sa fonction sexuelle. Les relations peuvent également connaître des changements susceptibles d’avoir une influence sur l’intimité et les expressions de la sexualité. Étant donné qu’au même moment les individus désirent souvent des liens plus forts et plus ouverts avec les personnes qu’ils aiment, il est crucial que leurs professionnel-les des soins de santé contribuent à faciliter les expressions d’intimité et la sexualité des patient-es et de leurs proches aimants.

Une étude a examiné comment les patient-es en soins palliatifs vivent la sexualité. Les participant-es à cette recherche ont qualifié la sexualité de « proximité émotionnelle » et ont indiqué que l’intimité consistait souvent en des activités autres que le sexe. La sexualité englobe diverses formes d’expression sexuelle. En somme, la sexualité dépend de ce que chaque patient-e vit et ressent. Les personnes soignantes devraient permettre à la personne de définir elle-même la sexualité et de l’exercer de façons qui sont naturelles et sensées pour elle. 

Voici en quoi consiste la tâche de l’équipe de soins de santé, en ce qui concerne la réponse aux besoins sexuels de leurs patient-es :

 

  • Donner aux patient-es et à leurs êtres aimés la permission explicite de se donner des touchers et d’avoir des contacts physiques même aux stades avancés de la maladie.
  • Être respectueux ou respectueuse de l’intimité des patient-es et défendre leur droit à la vie privée. En milieu de soins de santé, ceci peut inclure de défendre l’intérêt des patient-es à avoir une chambre individuelle. Lorsqu’une personne reçoit des soins à domicile, il arrive qu’on l’installe dans un espace commun, non privé; ceci peut rendre difficile l’intimité avec un-e partenaire. On peut encourager les personnes à fermer les portes des pièces, lorsqu’un temps en privé est souhaité.
  • Donner la permission aux partenaires de s’allonger auprès de leur personne aimée, dans son lit, même en soins palliatifs. Dans la plupart des cas, les baisers, les caresses, les massages et les câlins à un-e patient-e en phase terminale ne risquent pas de causer de méfaits physiques; en fait, cela peut favoriser la relaxation et calmer la douleur.
  • Expliquer que les êtres aimés peuvent participer à la routine des soins de leur partenaire peut être une façon de favoriser le toucher et la proximité physique.
  • Normaliser et valider les aspects de la santé sexuelle comment étant normaux et comme constituant des préoccupations légitimes de santé, en maladie terminale et en fin de vie. 
  • Amorcer des conversations qui peuvent donner aux patient-es une occasion de parler de leurs besoins et de leurs désirs.
  • Éviter de donner des signes de malaise lors de discussions sur la sexualité. Les gens peuvent ressentir notre inconfort et alors vouloir taire leurs préoccupations touchant la sexualité. 
  • Traiter les gens avec humanité, comme des personnes à part entière – et pas comme des maladies! Ceci englobe la sexualité comme un élément clé de leur bien-être global.
  • Prendre soin d’utiliser des expressions inclusives, lorsqu’on discute de la famille, des êtres aimés et des partenaires romantiques. Ceci peut être aussi simple qu’utiliser le mot « partenaire-s » plutôt que des mots indiquant que nous tenons pour acquis qu’une personne est hétérosexuelle, monogame, et/ou présumant qu’elle est mariée.

Une équipe de soins de santé qui adopte une approche holistique dans les soins de fin de vie peut aider à concevoir des stratégies spécifiques pour que l’activité sexuelle puisse se poursuivre. Soutenir les patient-es et les couples pour qu’ils puissent se voir comme des êtres sexuels, même dans la maladie terminale, est une première étape importante. En offrant aux patient-es et aux couples l’occasion de discuter de leurs préoccupations et de leurs besoins en matière de sexualité, on contribue à valider leurs sentiments et possiblement à normaliser ce qu’ils et elles vivent.

Le modèle PLISSIT, utilisé en sexothérapie, peut être utile pour introduire des discussions sur la santé et la santé sexuelle en milieu clinique. Il comporte quatre éléments :

  • Permission : Démontrer de l’ouverture à l’égard des discussions sur des sujets liés à la sexualité et inclure une invitation ouverte à poursuivre la conversation (p. ex., « Des personnes dans ce genre de situation ont exprimé des préoccupations au sujet de l’intimité et du sexe. Quelles préoccupations avez-vous? »)
  • Information limitée : Donnez une brève éducation aux patient-es et à leurs partenaires, concernant les effets secondaires fréquents que la maladie et son traitement peuvent entraîner, en lien avec la sexualité.
  • Suggestions spécifiques : Offrez des suggestions concrètes aux patient-es pour les aider à composer avec les effets de la maladie. Que la personne ait une relation ou pas, c’est un élément important et qui peut inclure de discuter des moyens qu’elle utilisait pour avoir du plaisir sexuel avant son diagnostic.
  • Thérapie intensive : Offrir aux patient-es de les diriger vers un-e sexologue ou un-e intervenant-e en counselling de couple, si cela est nécessaire ou peut aider la personne. 

Si vous vivez actuellement avec une maladie terminale, ou un trouble/blessure qui change votre vie, voici quelques questions utiles à vous poser pour expliquer votre besoin de soins de santé en tenant compte de votre droit à l’intimité :

  • Quelle importance l’intimité sexuelle a-t-elle, pour vous? Quelle est son importance pour votre/vos partenaire-s?
  • Quels éléments vous aident à vous sentir proche de votre/vos partenaire-s et en connexion avec eux ou elles?
  • Quels changements avez-vous observés dans votre fonction sexuelle?
  • Comment votre maladie ou blessure a-t-elle affecté vos relations sexuelles avec votre/vos partenaire-s?
  • Quels types de soutien pourraient vous aider à maintenir une intimité physique avec votre/vos partenaire-s? 

Vous avez le droit au plaisir et à l’intimité. 

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