Le consentement

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Chaque personne a le droit de décider ce qu’elle veut pour elle-même, en ce qui concerne toute activité sexuelle, tout contact physique ou toute exposition à des images, des vidéos ou des remarques.

Pour qu’une activité sexuelle ait lieu, tout le monde doit y consentir, ce qui signifie dire oui de plein gré et librement. Il ne devrait pas y avoir de sexe si une personne reçoit de la pression pour dire oui, si une personne est en état d’ivresse, si une personne est ignorée lorsqu’elle essaie d’arrêter (parce que nous avons le droit de changer d’avis N’IMPORTE QUAND), ou si elle a peur, si elle est victime d’une manigance, ou si elle le fait parce qu’elle pense qu’elle y est obligée pour maintenir la paix.

Comment demander et donner un consentement à une activité sexuelle?

Le consentement est une chose que nous pratiquons tous les jours : nous faisons les actions de demander, refuser ou donner un consentement, et d’en recevoir, dans des situations variées. Souvent, nous n’y pensons pas vraiment.

La communication est un élément clé pour obtenir et donner le consentement. Dans certains contextes, il peut être plus facile pour nous de développer des compétences de communication parce qu’elles sont devenues des habitudes (par exemple, demander à des amis s’ils veulent sortir le week-end). Mais la communication peut être plus difficile dans des situations stigmatisées (comme le sexe) ou lorsque les enjeux sont importants (par exemple, tu as un gros coup de foudre pour quelqu’un). 

Un consentement n’est pas seulement l’absence d’un « non ». C’est un « oui » enthousiaste et continu.

Dans la réalité, le consentement sexuel nécessite qu’on porte attention à comment notre/nos partenaire(s) sexuel-le(s) se sent(ent) : poser des questions ouvertes, écouter la réponse de la personne et respecter cette réponse.

Il ne faut pas seulement porter attention aux mots, parce que le consentement peut être refusé de différentes manières. Parfois, une personne peut être mal à l’aise de dire « non » directement. Par exemple, très peu d’entre nous diraient directement « non » quand quelqu’un les invite à aller prendre un café plus tard dans l’après-midi, même si on n’a pas envie d’y aller. Parfois, on dit « peut-être une autre fois », ou « je suis super occupé aujourd’hui ». Dans ces situations, les gens comprennent clairement qu’on n’ira pas prendre un café avec eux ce jour-là.

C’est la même chose pour le sexe. Parfois, nous nous sentons plus en sécurité ou plus à l’aise en disant « faisons juste un câlin », ou « je veux dormir », ou « j’ai mal à la tête ». Parfois, l’absence de consentement, ça peut être lorsqu’une personne se détourne, déplace la main de l’autre personne, ou arrête de participer à l’activité. Certaines personnes peuvent se figer lorsqu’elles se sentent menacées ou mal à l’aise. Il est important de porter attention : le silence ou l’absence de « non » ne devrait jamais être interprété comme un « oui ».

Pour plus d’informations sur la démarche du consentement sexuel, clique ici pour aller au site Web de Scarleteen.

La culture du consentement

La culture du consentement est un mouvement de résistance à la culture du viol. C’est développer une culture où le consentement n’est jamais supposé ou tenu pour acquis, mais toujours demandé et respecté. C’est enseigner le consentement à un très jeune âge. Il s’agit de faire comprendre clairement que nous avons tous et toutes le droit de décider ce qui arrive à notre corps, quand et comment.

Une culture de consentement, de respect et de sexualité positive signifie :

  • Porter attention au « oui » et au « non » (qui peuvent être tous les deux communiqués par des mots ou de manière non verbale), et respecter cette réponse.
  • Remettre en question le comportement des personnes qui parlent de manière irrespectueuse des femmes, des filles, des trans et des personnes non binaires, de même que des personnes qui font des blagues au sujet du viol, de l’agression sexuelle ou du harcèlement sexuel.
  • Ne pas excuser la violence sexuelle; croire les personnes qui dénoncent ou signalent le harcèlement et la violence à caractère sexuel.
  • Acquérir les habiletés qui aident à avoir des relations saines, dans l’amitié, les relations occasionnelles et les partenariats sexuels et romantiques.

Il est essentiel d’apprendre à pratiquer le consentement et à le communiquer, pour le plaisir mutuel et une sexualité saine.

La pratique du consentement sexuel est un élément fondamental des relations sexuelles. Sans consentement, tout type d’activité sexuelle est une agression sexuelle. Le consentement est une chose qui devrait être enseignée à tout le monde dès le jeune âge. Malheureusement, le consentement n’est pas activement enseigné et n’est pas quelque chose que nous voyons souvent pratiqué dans les films, la porno, les émissions de télévision et autres médias.

Savoir comment obtenir un consentement et comment donner le sien est un des meilleurs outils pour prévenir les agressions sexuelles et pour remettre en question la culture du viol. La prévention des agressions sexuelles et la lutte contre la culture du viol sont la responsabilité de chacun-e.

Le sextage

Nous ne pouvons pas parler du consentement sans parler de sextage. Le sextage, c’est quand on envoie des photos ou des messages texte sexuellement explicites (sextos) vers le téléphone d’une autre personne.

Le sextage peut être une manière amusante et excitante d’exprimer notre affection et notre désir l’un-e pour l’autre sans s’exposer à des risques physiques. Ce n’est pas nouveau – avant les cellulaires et les messages texte, les gens s’envoyaient des lettres d’amour torrides.

Le sextage peut être formidable si on est dans une relation de confiance et si on se sent en sécurité. Ça peut faire partie de notre apprentissage des relations saines, de la pratique du consentement et du développement d’habiletés de communication efficace.

Il est important de savoir que demander une photo nue peut créer un malaise pour la personne qui reçoit la demande. Cette personne pourrait se sentir sous pression, comme si elle n’avait pas le choix, ou dégradée. Si ta demande de photo nue est basée uniquement sur ce que tu désires et non sur une relation où la confiance et la communication sont déjà établies, réfléchis bien à l’impact de l’envoi de cette demande.

C’est la même chose pour l’envoi non sollicité de photos nues de toi-même (p. ex., des « dick pics » ou « photos de bites »). Elles peuvent créer une situation hostile pour les personnes qui les reçoivent sans les avoir demandées.

Si tu veux envoyer des sextos ou en recevoir, assure-toi de demander d’abord le consentement de l’autre personne. 

L’envoi d’un sexto vient avec des risques. À partir du moment où on l’envoie, on ne contrôle plus comment il est partagé et avec qui. La personne qui le reçoit a la responsabilité de ne pas le partager sans l’autorisation de la personne qui l’a envoyé. Si elle le partage sans autorisation, elle doit réfléchir aux conséquences possibles.

Il est important de connaître les lois canadiennes sur le partage non consensuel d’images sexuelles. En 2015, le Gouvernement du Canada a adopté une nouvelle loi sur la distribution non consensuelle d’une image intime (ou ce que certain-es appellent la « pornographie de vengeance »). Cette nouvelle loi indique que :

« Quiconque sciemment publie, distribue, transmet, vend ou rend accessible une image intime d’une personne, ou en fait la publicité, sachant que cette personne n’y a pas consenti ou sans se soucier de savoir si elle y a consenti ou non, est coupable. »

La police utilise cette loi lorsqu’une photo ou vidéo est envoyée à une personne hors-relation sans le consentement de la personne qu’on y voit, ou est utilisée comme menace.

Lorsque la confiance est là, le sextage peut être super! Nous devons être des partenaires respectueux/respectueuses et soucieux/soucieuses de l’éthique, qui :

  • ne partagent pas les contenus qui s’adressent à nous seulement, car ça pourrait être néfaste à d’autres personnes;
  • s’assurent que les personnes consentent à recevoir des sextos de notre part avant de leur en envoyer;
  • ne demandent pas de photos nues à moins d’être dans une relation de confiance avec la personne et de savoir que l’idée sera bien reçue.           

Ces grandes lignes t’aideront à être un-e partenaire respectueux(-se) et soucieux(-se) de l’éthique, dans le sextage, mais il est important de te renseigner aussi sur la manière dont le droit canadien interprète la distribution d’« images intimes » entre jeunes de moins de 18 ans.

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