Les ITS et l’évaluation du risque

Le risque est une chose normale de la vie (et les ITS également!). Nous prenons constamment des risques, y compris chaque fois que nous utilisons une automobile, traversons la rue, partons en voyage, etc. Pour cette raison, nous avons l’habitude, consciemment ou pas, d’analyser et d’évaluer les risques ET les avantages présents dans les situations que nous rencontrons. Il est indéniable que nous le faisons lorsque nous envisageons d’avoir une relation sexuelle avec quelqu’un; et il y a des avantages et des risques à considérer pour tous les scénarios – des risques sociaux, émotionnels et physiques. Les risques de l’activité sexuelle, par exemple le risque de contracter une ou plusieurs ITS, peuvent être contrôlés lorsque nous avons une information exacte, qui nous aide à prendre des décisions éclairées quant au niveau de risque avec lequel nous sommes à l’aise; une information précise nous aide également à atténuer ou réduire le risque à un niveau qui nous paraît acceptable (par exemple, en utilisant des condoms, en nous faisant dépister avant d’avoir une activité sexuelle, en faisant des dépistages périodiques, etc.).

Comme la plupart des choses, dans notre vie, notre aisance à l’égard de divers degrés de risque dépend du contexte et peut changer avec le temps. Un élément clé pour prendre nos propres décisions est d’avoir les compétences, l’information et les ressources qui nous permettent de nous sentir en confiance lorsque nous réfléchissons aux avantages (comme le plaisir, l’intimité, etc.) et aux risques.

Les principaux modes de transmission d’ITS peuvent varier, mais habituellement la plus forte probabilité de contracter une ITS est présente lorsque nous avons une relation sexuelle pénétrative (c’est-à-dire la pénétration du pénis dans le vagin ou dans l’anus) non protégée. Des ITS peuvent également être transmises d’autres manières, quoique moins fréquemment : par l’utilisation de jouets sexuels, par le sexe oral (fellation et cunnilingus), par le contact de la bouche avec l’anus, par le contact de la peau avec un organe génital (avec ou sans pénétration) et par la pénétration d’un doigt dans le vagin ou l’anus (ce qu’on appelle parfois fingering en anglais).

Trop insister sur les risques et tout rendre effrayant ne nous aide pas à comprendre comment évaluer le degré de risque. Il faut avoir de l’information au sujet des risques, plutôt que se limiter à en avoir peur. Avoir des informations exactes (que vous pouvez trouver ici, dans notre pôle d’information sur la santé sexuelle) et développer les compétences nécessaires pour évaluer le risque, et pour le réduire, sont des éléments essentiels pour prendre plaisir à la vie et à notre sexualité et notre (ou nos) relation(s), plutôt que vivre dans la peur.

Mis à jour le 2019-04-09
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