La ministre de la santé fédérale demande aux provinces et territoires d'enlever les barrières à l'avortement

La ministre fédérale de la Santé, madame Ginette Petitpas Taylor, a adressé hier une lettre à tous les premiers ministres des provinces et des territoires, leur demandant de répondre aux facteurs systémiques qui font obstacle à l’avortement.

Action Canada pour la santé et les droits sexuels est ravie de voir le gouvernement canadien prendre ses responsabilités, au palier fédéral, pour veiller à ce que toute personne au Canada ait un accès égal à des services d’avortement, quels que soient son lieu de résidence et sa capacité financière.

Le gouvernement fédéral est en effet responsable d’assurer le respect de la Loi canadienne sur la santé ainsi que des lois sur les droits de la personne, qui garantissent à toutes les personnes des services de santé gratuits et accessibles, au Canada, y compris l’avortement.

Depuis des décennies, Action Canada et ses partenaires de partout au pays demandent un leadership fédéral en matière d’avortement; et, ces six derniers mois seulement, nous avons eu plus d’une douzaine de réunions avec des représentant-es du gouvernement fédéral et des gouvernements de provinces et territoires. Nous nous réjouissons de voir nos demandes représentées dans la lettre de la ministre de la Santé. C’est le fruit de décennies d’efforts de la part d’alliés et d’activistes pour la santé sexuelle – et nous surveillerons et demanderons le respect de ces engagements dans l’avenir.

Nos demandes abordées dans la lettre de la ministre concernent des obstacles physiques et pécuniaires à l’avortement, le besoin que les provinces soutiennent le recours des intervenant-es en soins de santé à Mifegymiso, l’accès à l’avortement à l’extérieur du pays, les limites gestationnelles pour l’avortement ainsi que la nécessité que le gouvernement du Nouveau-Brunswick financement l’avortement hors des hôpitaux.

À présent, nous surveillons étroitement l’accès à l’avortement afin de nous assurer que chaque obstacle mentionné dans la lettre soit aboli par les provinces et territoires – et que le Gouvernement du Canada assume pleinement sa responsabilité, en vertu de la Loi canadienne sur la santé, de faire en sorte que toute personne puisse avoir accès à des soins d’avortement sécuritaires et en temps opportun.

 

Posté sur 2019-07-25
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